Citoyenneté, A la une

Cérémonies de commémoration du 8 mai 1945

Mis en ligne le

Mesdames et Messieurs les élus,
Messieurs les vétérans,
Messieurs les porte-drapeaux
Mesdames et Messieurs les représentants d’association d’anciens combattants,
Mesdames et Messieurs les représentants de CIQ,
Mesdames et Messieurs,

Il y a 71 ans, le 8 mai 1945 à 15h les cloches de toutes les églises de nos villes, de nos campagnes, de nos noyaux villageois sonnent officiellement la fin de la Seconde guerre mondiale. 

Au même moment le Général de Gaulle fait une annonce radiophonique «  La guerre est gagnée. Voici la victoire. C’est la victoire des Nations Unies et c’est la victoire de la France ».

Plus tard dans la journée, les représentants des états-majors des pays alliés signèrent l’acte de capitulation de l’Allemagne et la cessation des combats en Europe.

C’est avec beaucoup d’émotion que je commémore à vos côtés la Victoire du 8 mai 1945 qui a mis fin à la Seconde guerre mondiale et au régime totalitaire nazi.

Rappelons-nous les paroles du Général de Lattre de Tassigny pour honorer nos soldats, nos femmes et nos hommes de l’ombre qui se sont battus pour la France «  vous avez par vos efforts, votre ferveur, votre héroïsme rendu à la Patrie son rang et sa grandeur ».

Aujourd’hui, abandonnés à nos égoïsmes, dans une France en paix, nous avons le devoir de penser à eux, mais aussi à ces soldats de l’armée d’Afrique, aux soldats des armées alliées venus parfois donner leur vie sur le sol de France.

Nous avons le devoir de penser aux membres des Forces Françaises Libres, à tous les combattants de la résistance qui luttèrent contre l’ennemi avec une totale abnégation.

Nous avons le devoir de penser à tous ces hommes qui refusèrent d’aller en Allemagne, réfractaires au Service du Travail Obligatoire et qui ont pris les armes.

Nous avons le devoir de penser à toutes ces femmes qui, un message cousu dans la doublure d’une veste ont sauvé une famille entière de compatriotes pourchassés, parce que nés juifs.

Nous avons le devoir de penser à cette armée des ombres qui a contribué à chasser l’armée d’occupation de notre pays et à rendre leur liberté aux pays européens.

On ne feuillète pas l’Histoire en choisissant ses pages : on la lit dans un ordre qui construit un récit national.

L’Histoire n’est pas une nostalgie : l’Histoire c’est une leçon pour l’avenir. L’histoire nous rappelle notre devoir de défendre les valeurs républicaines pour lesquelles nos soldats se sont battus. Il est notre Devoir de continuer leur combat.

Et aujourd’hui, plus que jamais, je veux vous dire « Merci ! »  à vous, membres et représentants d’associations d’anciens combattants, vous, les porte-drapeaux.

Il nous appartient, comme vous, d’entretenir la mémoire de ce jour et de le transmettre à notre tour aux générations futures pour que se cultive encore et toujours l’idée que la liberté et la paix sont des valeurs fragiles toujours susceptibles d’être remises en cause par la folie des Hommes.

Ainsi, alors qu’aujourd’hui notre Patrie s’inscrit dans le dessein de l’après-guerre d’une Europe pacifiée où la paix s’est installée, la liberté est affaiblie face au terrorisme.

La guerre nous la regardons comme une réalité lointaine, alors même qu’elle est là, pas si loin de nous !

Au Mali où près de 3500 soldats français sont encore présents, dans le cadre de la mission Barkhane, pour traquer activement la présence de djihadistes et où trois soldats sont tombés pour la France il y a peu en avril.

En Syrie et en Irak où notre pays est entré en guerre contre l’organisation Etat Islamique. L’armée française réalise des frappes aériennes et déploie des forces spéciales afin de démanteler les forces armées terroristes.

En ce 8 mai 2016, il est important de rendre hommage à tous nos soldats, en mission ou sur le territoire, qui mènent le combat contre la barbarie, pour la paix et pour la liberté !

Il est plus que jamais utile aujourd'hui de méditer cette pensée du résistant emblématique que fut Pierre Brossolette :

« Ce que nos morts attendent de nous, ce n’est pas un sanglot, mais un élan ».

Nous devons nous souvenir aujourd’hui, demain, toujours, de ce que signifie ce 8 mai 1945.

Souvenons-nous et n’oublions jamais.

Vive la Paix, Vive la république, Vive la France.