Traditions provençales

Concours des crèches (1er prix crèche créative comestible)

Mis en ligne le

Le 7 Janvier, Julien Ravier, Maire des 11&12ème arrondissements de Marseille, entouré de Valérie Boyer, Députée des Bouches-du-Rhône et des élus (Gérard Audibert, Marcel Agu, Mireille Balletti, René Coulet, Pierre Laget, Maryse Retali, Isabelle Savon et Sylvain Souvestre) a récompensé les candidats de la quatrième édition du concours de crèches. L'occasion de mettre à l'honneur les traditions et la culture provençale.

Les 18 créchistes ont été départagés tout au long du mois de décembre par les 4 membres du jury (Pierre Laget, Marcel Agu, Maryse Retali et Anne Zakarian).

Catégorie "crèches traditionnelles provençales":

1er: Jacques Guardiola

2ème Georges Giusiano

3ème Francis Borriello

4ème: Marie-Christine Metral

Suivants: Jeanine Tuninetti, Serge et Régine Guilledoux, Jean-Pierre Petrignani, Claude Fonters, Monique Difusco, Dalila Valdez, Josette Di-Cecca, Jeanine Predal, Vincent et Séverine Colomb et Jeanine Lapoirie.

Catégorie "crèches créatives":

1er: Mélanie Peyrat (crèche comestible en sucreries, chocolats, meringues...)

2ème: Joseph Testa

3ème: Georges Ivaldi

4ème:Gisèle Hekimian

Historique :

D’après la légende, François d’Assise créa la première crèche vivante.

En 1223, François d’Assise se trouvait à Greccio, une ville de l’Italie. Il dit à l’un de ses amis, qui avait mis à la disposition des frères une grotte dans la montagne : « Je veux célébrer Noël avec toi, cette année, dans la grotte. Tu y installeras une mangeoire pleine de foin. Fais venir un bœuf et un âne. Il faut que cela ressemble à la crèche où est né Jésus ».

Tous les habitants de la ville de Greccio sont venus entourer François et ses frères pour la messe de minuit. Et pendant l’homélie, tous sont marqués par la grande tendresse des mots employés par François. La légende raconte que l’un des frères vit alors un bébé endormi dans la mangeoire et que, quand François le prit dans ses bras, il se réveilla.

Un an plus tard, les habitants de Greccio se souvenaient de ce qu’on avait raconté et ils décidèrent de reconstituer la scène dans des grottes et des étables.

Et la tradition de représenter la crèche vivante se répandit alors.

Appelées « Santuns », ou « petits saints » en provençal, ces figures apparaissent après la Révolution française. La population, interdite de fréquenter les églises, devenues propriétés de l’État, ressent alors le besoin de recréer la crèche de Noël.

D’abord confectionnés en mie de pain ou en papier mâché, les santons sont ensuite fabriqués en argile cuite, à partir de 1798. Progressivement, la technique s’affine. On les peint, on les habille. La gamme des santons s’étoffe. Aux santons religieux, s’ajoutent les personnages du village, les vieux métiers…

Pour fêter la tradition régionale des crèches provençales, des foires aux santons se déroulent chaque année sur la Canebière, à Marseille, à Aix-en-Provence, à Aubagne et dans de nombreux villages provençaux. La Mairie des 11&12 a lancé son premier concours de crèches provençales en 2014. La ville d’Arles accueille tous les ans le Salon international des santonniers. A Fontaine du Vaucluse, au Musée des santons et des traditions de Provence, nous pouvons également y trouver la plus belle collection publique.

Ces petits personnages de terre appartiennent à notre histoire, à celle de nombreuses familles. De génération en génération, chacun a réécrit son histoire qui, du XIIIe siècle à nos jours, associe la Provence à la légende.

Pour les uns, le santon est témoin de la chrétienté. Pour d’autres, il raconte la résistance du peuple de Marseille aux interdictions de messes de minuit sous la révolution de 1789.

Les crèches provençales appartiennent à notre identité, notre culture, à l’histoire de nombreuses familles françaises. Les santonniers provençaux perpétuent tant bien que mal cette tradition si chère au cœur des Français. Cela fait partie du patrimoine culturel.