Sa dénomination

Son nom apparaît sous la forme de Novolas dans la Charte de 1060 concernant une donation faite aux moines de Saint Victor. Puis il sera transformé au fil du temps en Evola (1113), Eula (1119), Eura (1306), Ora (1501), Eaura (1552) et Éoures en 1704.

Une chapelle puis une église

Une Chapelle est mentionnée pour la première fois en 1113 La Cella sancte Marie de Evola. En 1119, elle est concédée aux chanoines de la Major.
Lors du rétablissement du culte, après la Révolution, le quartier d'Éoures fut inclus dans la paroisse des Camoins, en 1832 dans celle de la Treille. Elle fut constituée ecclésiastiquement en 1839, et reconnue civilement en 1845.

L'église d'Éoures a remplacé l'ancienne chapelle, peut-être sur le même emplacement. Elle a été agrandie en 1847, modifiée en 1859, et a subi de grandes transformations en 1874. Ainsi, un beau clocher a été élevé, surmonté de la statue de la Vierge pouvant être aperçu de loin. Les deux tiers de la somme utilisée pour ces travaux ont été fournis par les   habitants. En 1878, elle se dressait quasiment isolée sur le chemin d'Aubagne.

La population

La population paroissiale d'Éoures en 1875 était d'environ 240 habitants dont 50 dans Éoures même et près de 190 dans les hameaux avoisinants (Les Grandes Bastides au Sud, La Pageotte à l'Est, La Brinquironne à l'Ouest...) ou les maisons isolées. Le recensement de 1931 comptait 275 habitants.

La culture

Malgré un territoire assez accidenté, qui n'était pas arrosé par les eaux du Canal passant en souterrain, l'agriculture, unique occupation des habitants, y était florissante, la plus grande partie des terres étant abritée par les vents du Nord.

À la fin du XIXe siècle, on y cultivait presque exclusivement des tomates. En dehors de quelques autres légumes comme les fèves ou les petits pois, on y récoltait de l'huile et, avant que le phylloxéra n'ait fait son apparition, on y produisait aussi un excellent vin.

Un éden caché

Aujourd'hui, ce village est très jaloux de son cadre de vie et de sa tranquillité. Il est entouré de maisons résidentielles.

Ce "voisin de la Treille", comme l'appelle Louis DEL ROSSA, l'âme du village, a connu la venue de Marcel PAGNOL, de RAIMU et de FERNANDEL. Car c'est là qu'a été tourné "Le Schpountz", et qu'est né le fameux "Anchois des Tropiques" !

Toutes les thématiques