Nous sommes en 1439 : déjà se trouve une bastide entourée de terres et de prés ainsi qu'une resclause (barrage) sur l'Huveaune.

L'Huveaune coupait en deux les terres de la Barasse et comme elle n'était pas franchissable il fallait utiliser les ponts qui étaient très rares: St Marcel, La Penne ; beaucoup plus tard : La Barasse.

La resclause se trouvait dans un lieu appelé le "Muret" qui fut acheté par un certain Pierre Boet qui reconnaît la dépendance de sa terre à la seigneurie de St Victor et à son abbaye ainsi qu'au seigneur de St Marcel.

Quelques années plus tard, en 1447, Nicolas Arène se rendait acquéreur de la Bastide du Muret. Son petit-fils Jean d'Arène lui succède ainsi l'atteste l'acte notarié du 24 mars 1516 où il reconnaît devoir la Tasque (la taxe) de 4 florins au seigneur de St Marcel qui était aussi évêque de Marseille. Noble, Jean d'Arène appartenait à une grande famille marseillaise qui se donnait, comme bien d'autres, d'illustres origines transalpines.

À cette même époque, les Arènes, s'étaient également rendus propriétaires d'une vaste étendue de terrain dite "Plan de St Marcel" ou "l'Altiray" dont la limite jouxtait le domaine du Muret au vallon Valgatune.

De nos jours, on trouvera ces terres entre l'actuel Vallon de la Barasse, les collins du Pic Foch, le Vallon Chaumery avec la propriété Caillol et jusqu' au lieu-dit "Le Tubet" à St Marcel. Il est évident que le côté nord de l'actuelle route nationale RN8 lui appartenait aussi. C'est ce que l'on appelle de nos jours : "Le Champ d'Arène".

En 1571, Louis d'Arène propriétaire du Muret, était engagé dans un grand procès de l'époque avec Jean-Baptiste De Forbin-Gardanna. Ce dernier prétendait obtenir la suppression de la resclause du domaine du Muret établie sans droit et occasionnant un reflux des eaux, qui lui inondait ses prairies et les paroirs à uffes établis dans sa terre de «La Maîonette » (la maisonnette). Ce nom est attribué à une partie des terres de St Menet : plus tard terres de Montgrad.

Louis d'Arène mourut ; sa sœur Anne hérita du domaine et du procès en cours.

Elle avait fait l'heureux choix, en la circonstance, d'épouser un conseiller en la cour du parlement d'Aix : Antoine Asmenjaud, sieur de Barras (d'où le nom de la Barasse). L(influence de ce dernier fut sans doute prépondérante pour terminer le procès en cours par une transaction en date du 20 septembre 1585. Les parties en cause décidèrent de régler par ces actes toutes les difficultés nées de l'usage des eaux.

Ils appelèrent pour concourir à l'acte Pierre Parquesy propriétaire à cette époque du domaine de la Millière, contigu avec les terres de M. de Forbin Gardanne ; et Marquesy s'engageait, avec son voisin, à continuer le béal en construction à l'issue des moulins de Marquesy pour le mener à travers leurs terres respectives aux engins du domaine de M. de Barras.

Moyennant quoi, M. de Barras baisserait son écluse à la demande de parties pour ne lui conserver qu'un caractère symbolique. Mrs Forbin et Marquezy s'engageaient à rétablir à leurs frais la primitive écluse si par leur fait personnel les engins du Sieur de Barras étaient privés d'eau.

Il fut également convenu dans les nombreuses autres clauses réglant l'usage agricole des eaux, qu'il ne serait plus établi aucun moulin ou engin entre le domaine de Mr Marquesy et celui de Mr de Barras.

Plus prés de nous le moulin de la Barasse devient scierie à la fin du 19ème siècle.

Et en 1908 "l'Electrochimie" s'installe at le quartier la couleur de la bauxite.

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