La Valbarelle

La première apparition du nom de ce quartier date de 1020 avec Albareto, qui devient Vallis Barella en 1285 (soit le Val ou vallon du sieur Barel), puis Vallis Borrilha en 1323 et enfin Valbarelle en 1486.

À droite de la nationale se trouvaient de belles propriétés (Château Saint Jacques ...) tandis que dans la plaine de l'Huveaune de modestes bastides alternaient avec des prairies d'exploitations rurales.

Véritable "cité-jardin", la Valbarelle fait partie des quartiers qui se sont développés après la première guerre, avec de petites maisons entourées de jardins le long de l'avenue de la Valbarelle et des rues perpendiculaires.

Le Canal de Marseille passait 50m au-dessus de la route, et plus haut encore, les pentes étaient parsemées de cabanons jusqu'à la falaise rocheuse.

Dans cet après-guerre, les avenues peu entretenues et les petites maisons basses composaient un ensemble modeste.

L'église paroissiale était située au fond d'une impasse : c'était une petite bâtisse quadrangulaire. Dans un terrain vague, une cloche était posée à 1 mètre du sol, sur une charpente en bois.

La Valbarelle avait tendance à se développer en direction de Saint-Marcel, et les établissements industriels avaient déjà fait la jonction le long de la route nationale.

Pas encore équipé d'école, le quartier était peuplé d'employés qui travaillaient centre ville, et d'ouvriers des usines de Saint-Marcel. Parmi eux, il y avait beaucoup d'étrangers. Des Arméniens avaient installé une manufacture de tapis au Château de la Valbarelle. La Valbarelle était desservie par les tramways de Saint-Marcel-La Barasse et ceux d'Aubagne.