Les Trois Lucs

Situé à l'extrémité orientale du territoire de Marseille, ce quartier porte un nom ancien : Los tras lucs (1299), Les tres luca (1551), les tres lus (1551), les tre Luc (1586), Les Treillux (1679) et Les Trois Lucs (1691).
D'après Alfred SAUREL, ces Tres Lux signifierait trois lumières, faisant référence à des postes d'observation qui ceinturaient le territoire de Marseille, soit le troisième feu allumé sur la tour du guet, d'où Treillux. Le Père SORAGI qui officiait à l'église Sainte Rita, faisait référence à "Lou Trelus, l'orient, le lever du soleil, dont parle d'ailleurs la pastorale Maurel".

Des bois hantés

À l'époque où la commune de Marseille interdisait l'introduction des vins des communes avoisinantes, les bois des Trois Lucs étaient fréquentés par des fraudeurs de liquides qui trompaient la vigilance des agents du fisc.
Une ferme dite La Vieille était construite à cheval sur la commune d'Allauch et de Marseille. Les vins entreposés du côté Allauch, par le biais d'un passage souterrain, aboutissaient à Marseille !

Un lieu de promenade

En 1880, c'est un lieu inhabité. La ligne du tramway, inaugurée en 1914, apporte le dimanche une foule de citadins attirés par les guinguettes, jeux de boules et salles de danse. Une chapelle y est inaugurée en 1932.

Une croisée de chemins

La nouvelle urbanisation des années 1970 va nécessiter de modifier le cœur du village en élargissant les voies vers les Olives, Allauch ou la Valentine.
Si l'on prend la peine de s'arrêter et de s'éloigner des grandes artères, le charme de la campagne est à nouveau présent. Il attire les citadins en mal de verdure et d'une certaine qualité de vie, à 8 Km seulement du centre ville.

Un habitant de marque : Fernand Joseph Contandin

Fernand Joseph CONTANDIN, dit Fernandel, achète pour son dixième anniversaire de mariage avec Henriette MANSE, la villa "Les Mille Roses" sur l'avenue des Trois Lucs. Après son décès, une partie de l'avenue sera baptisée de son nom, en son honneur.

L'église Sainte Rita

Alors que le village des Trois Lucs se développe, la nécessité d'un lieu de culte se fait sentir et le seul terrain disponible dans le centre du village est situé au carrefour des routes d'Allauch et des Olives, mais où trouver l'argent ? La famille Camau-Parenque offre alors un champ de vigne à la condition expresse que la Chapelle soit dédiée à Sainte Rita en souvenir de leur fille décédée. Le curé de la paroisse, l'Abbé Jean Baptiste Gandolfi a la charge de la réalisation de l'édifice. Modeste, en briques, elle est inaugurée en1932 par l'évêque de Marseille Mgr Dubourg.
Le curé suivant, l'Abbé Breysse (1936-1948) la transforme et l'embellit, construit une salle paroissiale, puis les sacristies qui existent actuellement, et remplacera le clocheton par un petit clocher provençal faisant porche.
En 1948 la chapelle fut érigée en paroisse.
Le 1er curé, l'Abbé Lafont, estime l'église trop petite pour recevoir les paroissiens fait appel à leur générosité et commence à bâtir l'église actuelle. La première pierre est bénie en 1955, le gros œuvre terminé en 1956 et l'église inaugurée, l'ancienne chapelle étant détruite.
Ainsi, 10 années d'efforts et le concours de la population aboutissent à la bénédiction des 3 cloches en 1958 devant une foule considérable.
En 1959, c'est l'autel de la chapelle qui sera béni et le maître-autel consacré.
Simple et moderne, apparentée à l'architecture romane, elle est couverte de tuiles et possède une nef unique, de grands arcs de béton armé en guise de charpente.

À noter les vitraux, au nombre de 3, sur la façade principale, qui évoquent les trois lumières mais aussi trois personnes de la Sainte Trinité.

Les travaux dans ce quartier

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